Grigny - La ville qui bouge
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André Fabre, président du Comité de Jumelage Grigny-Koupela

Vous êtes président, depuis sa création, du Comité de Jumelage Grigny-Koupela. Comment a germé cette idée de jumelage coopération avec cette ville du Burkina Faso ?
C’est en 1999 et 2000 que les deux villes de Grigny et de Koupela se sont officiellement jumelées dans le cadre de la coopération décentralisée. Nous fêterons donc l’an prochain son 10e anniversaire. Cet échange est né en 1986 grâce à deux élèves, Sonia Zarbo et Christophe Pécile, alors en classe de 4e, désireux de s’investir dans un projet de développement. En 1991 et 1992, des échanges d’élèves ont lieu. Une bibliothèque est construite au lycée Kourita et une case africaine au collège Émile Malfroy. On peut donc dire que ce projet se situe dans la durée et qu’il est né grâce aux jeunes. Ce sont aussi des jeunes qui nous ont contactés pour organiser un projet solidaire en août 2009.

Quelles sont les réalisations que vous avez mises en place durant toutes ces années et comment les financez-vous ?
Les réalisations, nombreuses, se sont toujours faites selon les besoins exprimés par notre partenaire en tenant compte bien sûr de nos possibilités financières : envoi d’une ambulance, chantier jeunes de reboisement, construction d’une école primaire, création de 3 cantines scolaires, élaboration d’un Plan Communal de Développement, développement des TIC, envoi de vélos au centre des handicapés (création de 6 emplois), construction de 20 boutiques au marché central, rénovation de l’abattoir municipal, extension du lycée municipal...Pour financer ces projets, le Comité reçoit une subvention annuelle de la municipalité qui est intégralement utilisée pour les projets à Koupela. Mais, bien sûr, les bénévoles du Comité ne restent pas inactifs. Ils organisent le Salon des Vins en novembre, couleurs d’Afrique en mars, recherchent des parrains pour les cantines et font appel à des sponsors.  

 

Comment hiérarchisez-vous les demandes et comment maîtrisez-vous les réalisations,  notamment au niveau financier ?
Les besoins sont immenses. Dans tous les domaines, de l’éducation, la santé, l’assainissement (eau potable, égouts, traitement des eaux…), l’environnement.. et j’en passe ! C’est à partir du plan local que la municipalité de Koupela décide des projets, nous les soumet et compte-tenu de nos finances, nous donnons une suite ou non. Une fois les devis contradictoires étudiés et acceptés par les deux parties, nous transférons les sommes sur le compte du comité local, géré par le comité et la mairie de Koupela. Nous recevons les cahiers de comptes pour étude et vérification. Lors des séjours des délégations de Grigny, nous faisons le point sur l’ensemble des projets et leurs conséquences financières. Un comité de pilotage Comité de Jumelage – Mairie de Grigny contrôle l’ensemble. Cette année, les deux villes et les deux comités ont passé un contrat avec l’association ACACIA de Ouagadougou pour une aide technique, logistique, recherche de financements et suivi des projets.  

Aujourd’hui, quel projet vous tient particulièrement à cœur et comment compterez-vous le réaliser ?
Nous voulons nous orienter vers un plan de trois ans avec recherche de financements et nous appuyer sur les compétences grignerotes et l’association Acacia sur le terrain à Koupela. Nous avons lancé une réflexion sur un projet global autour de la M@ison de Grigny sur le terrain donné à Grigny par la commune de Koupela. Ce projet polyvalent s’articulerait autour d’un centre d’hébergement avec restauration, d’un cyber-café, d’une bibliothèque et d’un musée du patrimoine local. L’idée est que des Grignerots puissent aller sur place dans le cadre d’un tourisme responsable, durable et solidaire. N’oublions pas l’éthique qui nous anime : « Aider à se passer de l’aide » et ne rien faire sans les décideurs du terrain à Koupela.