S’il fallait résumer l’expérience vécue en Palestine par une délégation grignerote fin mai, on le ferait en mettant en avant l’humiliation vécue au quotidien par les Palestiniens de la part des colons ou des militaires israéliens, la répression tragiquement banale ou encore l’arbitraire élevé au rang de code de conduite généralisé.
Tel jeune Palestinien vient de quitter les geôles israéliennes après 4 ans d’incarcération. Son crime : avoir collé des affiches appelant à la création d’un État Palestinien. Le maire palestinien d’Hébron raconte : « pour nous rendre d’un point à l’autre de la ville, séparés de 200 ou 300 m, les militaires israéliens, basés dans un check point (un barrage) nous contraignent à faire un détour de 6 km ».